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Le marché du vin au Brésil
(2009-06-30)
Avec 187,2 millions d’habitants, le Brésil est le principal marché de consommation d’Amérique du Sud. La stabilisation économique et monétaire amorcée en 1994, avec la mise en place du plan real, a permis à ce marché de croître et de mûrir.
Après avoir connu une croissance de plus de 5% en 2008, le Brésil devrait encore connaître en 2009 une progression de son PIB (5,5%) estimée à 3,2% par la Banque centrale brésilienne.
Le Brésil, avec 80 000 ha et environ 3 millions d'hectolitres, est le troisième producteur de vin d'Amérique du Sud derrière le Chili et l'Argentine.
A l'occasion de Vinexpo 2009, Vitisphere et la Sopexa organisent une table ronde sur Les Perspectives et les enjeux des vins français dans le contexte économique mondial, avec un focus sur le rôle que vont jouer les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).
Pour toute information et pour vous inscrire en ligne à la table ronde, cliquez ici.
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Sommaire
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Histoire
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Les vignes y ont été apportées au Brésil par les Portugais en 1532, mais aucune grande industrie viticole ne s'y est développée car il n'existait aucune culture locale du vin.
Les premiers vignobles furent plantés en cépage Criolla, importé d’Argentine au XVIIe siècle. Plus tard, les Portugais essayèrent divers cépages de leur pays, mais sans grand succès. Dans la majeure partie du pays, le climat est trop tropical et humide pour que les raisins de vitis viniferas atteignent leur pleine maturité; ils ont tendance à pourrir et à être atteints par le mildiou. Dans les années 1830, on importa des variétés nord-américaines qui résistèrent mieux à l’humidité.
Les cépages Isabella, cépage rouge prolifique, est le plus planté de nos jours au Brésil. Delaware et deux cépages blancs, Niagara et Dutchess, sont d’autres variétés de vitis labrusca répandues (vitis nord-américain dite “lambrusque” ou “lambruche” parce qu’elle grimpe aux arbres, et plus connue sous le nom de “Fox Grape”). Des hybrides franco-américains, dont le Seyval Blanc et le Couderc Noir, ont constituent moins de 20% de l’encépagement total.
À partir des années 1920, les cépages italiens de vinifera devinrent plus populaires. Ceux que l’on trouve en quantité de nos jours sont le Barbera et la Bonarda pour les rouges, les Trebbiano, Sémillon, Malvasia et Muscat pour les blancs. Le Merlot et le Cabernet-Franc progressent également.
C'est à partir de 1970 que la viticulture commence à se développer grâce à des entreprises internationales qui importent de grands cépages tels que le Chardonnay, le Sémillon et le Cabernet Sauvignon. Au nord de Buenos Aires et de l’Uruguay, dans l'Etat de Rio Grande do Sul, se trouve la principale région viticole du Brésil avec 39 000 ha de vignes. Elle jouit d'un climat tempéré, avec des hivers rigoureux et des étés chauds.

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Production
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Le Brésil accroît ses surfaces plantées en vigne, avec une croissance de 20,6% sur les 10 dernières années. Le vignoble brésilien s'étendait sur 88 000 hectares en 2007, soit une croissance de 43% depuis 2000. En 2007, le Brésil était le 15e pays producteur de vin au monde. Ces dix dernières années, la production annuelle de vin au Brésil a varié, selon les années, entre 200 et 320 millions de litres. En 2007, 217 millions de litres ont été produits.
A l’augmentation de la production dans les années à venir va aussi correspondre une évolution qualitative. Des investissements lourds en matière d’équipements et de forces de vente ont été réalisés. En 2003, les professionnels brésiliens ont créé l’organisme « Wines from Brazil » pour promouvoir les vins brésiliens sur les marchés étrangers. La tâche paraît lourde tant le Brésil n’est pas du tout associé au monde du vin par le grand public.
Mais la filière mise sur l’image positive du Brésil, notamment en Europe et parie sur la diversité de ses vins et leur effet nouveauté sur le marché international.

Les exportations ont progressé de 6,75% entre 2006 et 2007 selon l’Union brésilienne de vitiviniculture (UVIBRA).
Les vins brésiliens sont exportés vers les pays d’Amérique latine, l’Europe, l’Allemagne en particulier, et les États-Unis.
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Les régions vinicoles
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Les 600 exploitants et vignerons brésiliens sont concentrés dans trois États : Rio Grande do Sul, Santa Catarina et Sâo Paulo.
Plus de 85% des vignobles sont situés dans le Rio Grande do Sul, au sud du pays, où se trouvent aussi la plupart des exploitants. À l’intérieur des terres, de nombreux vignobles de coteaux, nouveaux et prometteurs, s’inscrivent dans un triangle défini par trois villes : Bento Gonçalves, Garibaldi et Caxias do Sul.
Le long de la frontière uruguayenne se trouve une région de prairies où des exploitants audacieux ont suivi l’exemple d’Almaden (en Californie) et développent des vignobles de vinifera autour de Bagé et de Santana do Livramento.
Sâo Paulo abrite le siège social et les centres de vinification de plus de 100 sociétés vinicoles.
Au sud, dans l’État de Santa Catarina, les vignobles et les styles de vinification révèlent une influence allemande.
De nombreuses sociétés vinicoles internationales ont été attirées par le potentiel du marché brésilien :
- National Distillers y a fondé une filiale d’Almaden Vineyards dans les années 70 et Cinzano, Martini & Rossi et Rémy Martin s’y sont solidement établis.
La production annuelle moyenne du Brésil a atteint récemment plus de 492 millions de bouteilles, dont un peu plus de 6 millions sont exportées, principalement au Japon et aux États-Unis. Le Brésil pourrait être à long terme devenir le meilleur marché pour son propre vin.

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Producteurs et négociants
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Quelques dizaines de grandes sociétés dominent l’industrie viticole brésilienne, la plupart étant des coopératives. La plus grande partie des vins sont des assemblages de vins génériques.
Les plus importantes sont :
Vinicola Aurora : la plus importante coopérative du genre, avec plus de 1300 familles coopérantes qui s'accaparaient, en 2008, 36 % du marché domestique,
Dreher, Riograndense,
Marcus James,
Georges Aubert,
La Cave de Amadeu (Cave Geisse)
Chandon do Brasil (on aura reconnu la filiale brésilienne de Moët & Chandon),
Bacardi-Martini do Brasil produit des vins blancs (Chardonnay) et rouges (Cabernet-Sauvignon et Merlot) sous la marque Baron de Lantier,
Armando Peterlongo,
Vinhos Salton,
Luiz Valduga & Filhos.
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Consommation de vin
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Jusqu’à un période récente, boire du vin était une habitude réservée aux plus fortunés, marquant un goût raffiné et une certaine dose de snobisme.
A partir de 2005, l’évolution économique du pays a permis l’amélioration du niveau de vie et de la consommation pour plus de 20 millions de personnes.
Le vin n´est pas réellement inscrit dans la culture brésilienne : on y boit simplement en moyenne 2 litres de vins par personne et par an. A titre de comparaison, Au Chili, la consommation est de 20 litres par tête. En Argentine, elle atteint les 30 litres.
Une étude réalisée par l’IWSR (International Wine and Spirit Record) montre que le Brésil est devenu, en 2006, le second consommateur de vin en volume en Amérique Latine, juste derrière l’Argentine et pourrait arriver sur le seuil du top 5 des consommateurs mondiaux à l'horizon 2030, si ses classes moyennes et supérieures continuent à s'intéresser de plus en plus au vin tandis que l'économie en développement permet aux classes moyennes de croitre en population (elles représentent actuellement 52 % de la population). Pour 2011, l’étude prévoit une consommation de l’ordre de 369 millions de litres, soit une hausse de 13 % par rapport à 2006. La classe moyenne dépenserait 39 % de plus en 2011 qu’en 2006 pour ses achats de vins .
Les Brésiliens ont consommé 326 millions de litres de vins en 2006. La consommation par habitant reste basse, aux alentours de 2 litres ( étude 2008 de l’Institut du Vin IBRAVIN). Mais chez les 48 % de la population qui boit régulièrement du vin (classes moyennes et supérieures) ce chiffre monte à 5,2 litres et pourrait atteindre 9 litres en 2030.
L'augmentation de la population consommatrice et de son budget-vin devrait imprimer le plus grand dynamisme au marché de l'importation de vins fins au Brésil. Les vins d'importation représentent 80 % de la catégorie des vins fins au Brésil où l'importation de vin a gagné 220 % en volume et de 300 % en valeur entre 2002 et 2008 (étude de l'Union de la vitiviniculture brésilienne (UVIBRA).
Le potentiel de consommation totale du pays s’élève à 940 Md USD en 2008. Le marché de la consommation au Brésil s’est non seulement développé ces dernières années, mais il a connu de profondes transformations structurelles. Les consommateurs brésiliens ont changé. Les facteurs prix et qualité sont de plus en plus privilégiés et les marques propres connaissent un succès croissant.
En termes de qualité, la plupart des vins brésiliens se situent plutôt au bas/moyen de gamme. Mais selon l'Uvibra, leur qualité va croissante.
Depuis la crise économique qu'il a connu en 2003, le Brésil n'est plus autosuffisant comme il l'était auparavant. A l'époque, sa production représentait 124,7% de la consommation nationale, c'est-à-dire qu'une grande partie pouvait être exportée. Ce n'est plus le cas aujourd'hui puisque sa production ne représente que 93% de la consommation nationale.
Le Brésil viticole présente aussi un marché intérieur dynamique. La consommation de vin y est en hausse (+15% en cinq ans), favorisée par une bonne conjoncture économique. Grâce aux efforts de la grande distribution, des magasins spécialisés et des diverses associations professionnelles, de plus en plus de consommateurs s’intéressent et se familiarisent au vin. Nous nous approchons progressivement d’une consommation européenne caractérisée par une certaine régularité.
"Le vin est devenu un produit commun dans les chariots de la classe moyenne", affirme M. Carlos Cabral, le directeur des vins des supermarchés Pan de Azúcar. D’après lui, 70% des clients de son réseau achètent régulièrement du vin. Il y a deux ans, ils étaient moins de 15%.
Les ventes de vin augmentent 20% par an, plus que n’importe quelle autre catégorie de produits : "Les vins sont en train de remplacer les boisson gazeuses dans les déjeuners du dimanche et la bière au bord de la piscine. Il est devenu le protagoniste d’un des plus grands booms de la consommation qui est en train d’avoir lieu au Brésil ", affirme M. Cabral.
Au cours des dernières semaines, les deux entités principales qui régulent la production et la consommation de vins au Brésil - la União Brasileira de Vitivinicultura (Uvibra) et l’Instituto Brasileiro do Vinho (Ibravin) – ont fait connaître des chiffres qui font confirment ces affirmations (voir plus haut). "Nous sommes en train de vivre le meilleur début d’année de l’histoire du vin au Brésil", affirme M. Danilo Cavagni, le président d’Ibravin.
Le Brésil atteindra le niveau des Etats-Unis, qui lui ressemble en taille mais qui ne possède pas de tradition viticole. "Le Brésil sera l’un des deux marchés les plus importants au monde. La consommation augmente dans tout le pays", affirme le chef d’entreprise M. Otávio Piva de Albuquerque, le patron de l’entreprise importatrice Expand, la plus grande du pays. Il y a deux ans, il a commencé à produire du vin dans le Nord-Est, dans la vallée du Rio San Francisco.
Selon des données de Wal-Mart, le troisième réseau de supermarchés le plus important du pays, le prix du vin a baissé de 50% au cours des deux dernières années. Auparavant, le consommateur devait payer au moins R$ 30 pour un vin de bonne qualité. Au dessous de ce prix, il n’y avait que de piètres alternatives, des vins en dame-jeanne issus de raisins basiques.
Aujourd’hui, des vins de bonne qualité coûtent entre R$ 12 et R$ 18. Selon M. Cabral, chez Pan de Azúcar environ 85% des ventes correspondent à de vins qui ne coûtent pas plus de R$ 15 la bouteille.
Pour pouvoir satisfaire la demande, les supermarchés ont dû augmenter l’espace dédié aux vins. Chez Wal-Mart, par exemple, ils ont prévu d'augmenter les achats de vin de 30% par rapport à l’année dernière.
Autour de la consommation du vin s’organise tout un nouveau marché : sommellerie, vente de cours de formation, publications, articles et accessoires autour du vin. Au cours des dernières années, des dizaines de magazines et de livres destinés au vin ont été lancés. Il y a deux ans, Larousse a publié une encyclopédie des vins en portugais. 100 mille exemplaires ont été vendus. "Ce chiffre a surpassé toutes nos prévisions. D’autant plus si l’on tient compte du prix : R$ 120", affirme M. Godinho. "Contrairement à ce qui se passe avec les livres courants, qui se vendent au moment de leur lancement, puis perdent de l’intérêt, les livres sur le vin se vendent de plus en plus chaque mois", affirme-t-il.
Selon des données de l’Asociación Brasileira de Sommeliers (ABS), l’une des plus importantes entités de diffusion du vin au Brésil, la demande de cours de formation sur le vin a augmenté 30% chaque année depuis 2003. "Le vin est devenu une manie", affirme M. Arthur Azevedo, le président d’ABS. Plus de 600 personnes suivent une formation dans l'année, professionnels et amateurs du vin.
Aujourd’hui il y a des cours de formation pour des diplômés et pour des post-diplômés dans l’Universidade Federal do Rio Grande do Sul (UFRGS), dans le Centro Federal de Educação Tecnológica (Cefet), dans l’ Universidade de Caxias do Sul, à Rio Grande do Sul et au sein même du Senat. Selon ces institutions, la demande de ces cours de formation a triplé au cours des deux dernières années.
Début novembre 2008, le IVe Concours International des Vins Brésiliens (CIVB) organisé par l’Association brésilienne d’œnologie (EBA) s'esdéroule à Bento Gonçalves (l'État du Rio Grande do Sul) du 3 au 6 novembre 2008, sous le haut patronage de l’OIV.
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Importations de vin
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Les importations de vins au Brésil ont progressé de 35% en volume de janvier à mai 2007. La France se situe actuellement au 5e rang des fournisseurs étrangers de vin au Brésil, derrière le Chili, l’Argentine et le Portugal. Les exportations françaises de vins au Brésil, encore modestes, ont bondi de 53% en volume (hors Champagne) entre 2005 et 2006. Les vins français restent certes encore freinés par une image très haut de gamme, destinés à une partie restreinte de la population. Des opportunités intéressantes pour les exportateurs français sont à prévoir, à mesure que le Brésil rejoindra le club des pays viticoles.
"Nous avons perçu que le marché brésilien avait du potentiel et nous avons commencé à faire des investissements de manière intensive dans le pays", affirme M. Eduardo Chadwick, l’un des plus grands producteurs du Chili. "Pour nous, le Brésil est un marché aussi important que l’Europe ou les États-Unis".
Avec cette stratégie, les vins importés ont dominé le marché. Il y a trois ans, 53% des vins vendus au Brésil étaient nationaux. Aujourd’hui, il n’y a que trois bouteilles sur dix d’origine brésilienne sur le marché. Des sept bouteilles qui restent, quatre proviennent des pays de l’Amérique du Sud. "Il y a deux ans, les vins les plus importants du Brésil étaient italiens", affirme M. João Paulo Borges de Freitas, le président de Villa Francioni, vinicole de Santa Catarina qui se trouve entre les caves les plus modernes du pays. "Les Sud-américains ont crée un nouveau marché, ils ont forcé les producteurs brésiliens à faire des vins de meilleure qualité et ils ont impulsé notamment la baisse des prix".
De même, un nouveau type de commerce a surgi : les entreprises importatrices de vin. Leur nombre était dérisoire au début de la décennie. Aujourd’hui il y a plus de 200 entreprises importatrices installées dans le pays. "Il y a un remplacement graduel de vins en dame-jeanne par des vins de qualité ", affirme M. Ângelo Salton Neto, le président de vinicole Salton, l’une des plus grandes du pays."Ceci a fait que l’acheteur cherche des locaux spécialisés pour acheter".

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Règlementation
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Le formulaire d'agrément : MAPA (Ministère de l’Agriculture du Brésil)
- l'extrait du K-bis ;
- la liste des produits à exporter avec une fiche technique pour chaque produit ;
- l'identification du représentant légal au Brésil ;
- la déclaration de l'importateur ou de son représentant légal attestant de l'exactitude des informations présentées.
- la demande d'importation ;
- le certificat d'origine ;
- le certificat d'analyse ;
- la copie du connaissement de chargement.
Il faut noter que tous les vins dont le degré est supérieur à 13% doivent être accompagnés en plus du certificat d'origine, d'un certificat délivré par l'Institut National de Viticulture (INV). Dans le cas où le degré d'alcool serait supérieur à 14°, le vin est considéré comme de la liqueur.
Les importateurs ne peuvent s'approvisionner qu'auprès des fournisseurs agréés.
Les vins doivent être en conformité avec l'article 26, paragraphe 1/2/3 de la loi n°7 678/88.
Les vins non conformes aux critères d'identité et de qualité définis par la législation brésilienne peuvent être malgré tout importés mais uniquement s'ils possèdent des caractéristiques "typiques et traditionnelles" du pays d'origine reconnues par le Ministère de l'Agriculture Brésilien.
Tous les vins reconnus comme "vin de qualité exceptionnelle" sont dispensés des exigences de l'instruction normative. Ces vins sont répertoriés sur la liste annexée à l'arrêté n°01 de janvier 1996.
Les vins et dérivés du vin doivent être conditionnés dans des récipients d'une contenance maximum d'1 litre. Il n'y a pas de seuil minimum. Cette obligation est prévue par la loi n°7.678 du 8 novembre 1988. Toute modification de marque ou de classe est interdite et les vins doivent être commercialisés dans leurs emballages d'origine.
L'article 9 de l'Instruction Normative n° 64 demande qu'une contre-étiquette en portugais soit apposée sur chaque bouteille. Les indications de la contre-étiquette ne doivent pas contredire les informations de l'étiquette d'origine.
Les informations suivantes sont obligatoires :
- le nom et adresse du producteur, de l'embouteilleur et de l'importateur ;
- le numéro d'enregistrement de l'établissement ;
- l'appellation et la classification du vin ;
- les ingrédients ou composition ainsi que les additifs ;
- le délai de validité ;
- l'avertissement réservé aux boissons alcoolisés "O ALCOOL PODE CAUSAR DEPENDENCIA E EM EXCESSO E PREJUDICIAL A SAUDE" ;
- la teneur en alcool ;
- le pays d'origine ;
- le contenu liquide ;
- l'identification du lot ou de la récolte.
Eléments constitutifs du prix
Ø Lorsque le vin arrive au Brésil, il est soumis à plusieurs taxes :
- l'IPI (taxe sur les produits industriels) qui varie selon le type de vin et la contenance : elle est de 10% du prix CIF additionné des droits de douanes ;
- l'ICMS (taxe sur la circulation des marchandises et des services) qui varie selon les Etats :
Pour São Paulo : 25%
Pour les autres Etats : entre 17 et 27% ;
- le PIS (taxe pour le Programme d'Intégration Sociale) qui est 1,65% et le Confis (la taxe pour la Contribution au Financement de la Sécurité Sociale) 7,6% ;
- l'AFRMM (Maritime Merchant Renewal Fee) qui est de 25% du fret maritime.
Les droits de douane s'élèvent à 20% de la valeur CIF (sauf pour la nomenclature 2204.21.00 où les droits de douanes sont à 27%).

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Bibliographie
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Sociedade brasileira dos Amigos do Vinho
Asociaçao brasileira de Sommeliers
Associaçao Brasileira de Bebidas
Le portail électronique Brasil-Vinhos
Wines from Brazil
Global Market Data AGROALIMENTARIA
Contacts : agroalimentaria@ula.ve et ciaalgut@ula.ve
FISPAL 2001, Alimentos & Bebidas
Associaçao Brasileira de Bebidas
Gérard DESPOBLINS : "Tradition contre modernisme dans la vitiniculture brésilienne".
DA SILVA PROTAS J. F., CAMARGO U. A., DE MELO, L. M. R
Cabinets de consultants
Association d'œnologie
Wine Club Brasil
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