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Le marché du vin en Georgie
(2008-07-30)
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Géographie, Démographie et Politique
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Géographie et démographie

Les Géorgiens appellent leur pays "Sakartvelo", littéralement, "le pays des Kartvèles". Leur drapeau représente la croix de Saint Georges, comme le drapeau anglais.
Situation géographique :

La Géorgie est un Etat d'Asie situé dans le Caucase, entre la mer Noire et la mer Caspienne.
Ces frontières terrestres ont une longueur totale de 1 461 km : avec la Russie, 723 km, l'Azerbaïdjan, 322 km, la Turquie, 252 km et l'Arménie, 164 km. La mer Noire constitue sa frontière occidentale.
La côte maritime est longue 310 km.

Superficie :
La Géorgie a une superficie de 69 700 km².
Relief :
La Géorgie est largement dominée par les montagnes du Caucase et des plateaux qui occupent 80 % du territoire. L'altitude du pays varie de 0 à 5 201 m.
Climat :
A l'est, la zone montagneuse a un climat rude. La chaîne du Grand Caucase modère les variations de climat en servant de barrière contre l’air froid venant du nord. L’air chaud et humide de la mer Noire se déplace facilement dans les plans côtiers de l’ouest. La partie située au sud du grand Caucase bénéficie d'un climat subtropical humide, au moins dans la plaine de Rioni et sur le littoral où le climat est influencé par l'air humide de la mer Noire. Ici, les conditions météorologiques extrêmes sont rares : les étés sont ensoleillés, et les hivers doux et sans gel. Les températures moyennes mensuelles à Tbilissi sont de 1°C en janvier et de 25°C en juillet.
Ressources naturelles :
Le manganèse est la plus grande richesse du sous-sol géorgien, en plus du minerai de fer, du cuivre, du charbon et du pétrole.
Les sources naturelles sont abondantes et les ruisseaux de montagne du Caucase amènent leurs eaux riches en minéraux dans les vallées.
Les paysages variés abritent une diversité exceptionnelle de la faune et de la flore.
La grande diversité des sols fertiles et des microclimats ont favorisé depuis toujours l’agriculture, et plus particulièrement la culture de la vigne et du blé.
Occupation des terres :
40% du territoire est recouvert de forêts. Les terres arables représentent 11,5 % de la surface du pays.
Capitale : Tbilissi (1 200 000 habitants en 1990). La ville a été fondée au Vème siècle par le roi Vakhtang I Gorgasali à proximité d'une source d'eau chaude. Son nom vient de "tbili", ce qui signifie "chaud".
Uniquement 6 villes ont plus de 50 000 habitants.
Villes principales : Batoumi (118 282 habitants), Koutaïssi (178 338 h.), Roustavi (109 865 h.), Soukhoumi (81 546 h.), Zougdidi (73 006 h.).
Décalage horaire : + 2h hiver/+ 2h été.
Population : 4 630 841 d'habitants en 2008 (5,22 millions d'habitants en 2001).
Le pays est peuplé à 70 % de Géorgiens de souche. Les minorités sont constituées d'Arméniens, de Russes, d'Abkhazes, d'Ossètes, d'Adjars, etc.
Population urbaine : 52,2 % (2005).
Population active agricole : 17,84 % (2004).
Densité de la population : 66,4 h/km² (2007).
Espérance de vie : 76,51 ans (2008).
Taux d'accroissement naturel : 0,11 % (2008).
Le pays a connu un taux de croissance annuel moyen négatif de -0,4% au cours de la période 1995-2001.
Religions :
75 % des habitants sont orthodoxes, 11 % sont musulmans et 8 % appartiennent à l'Église apostolique arménienne.
Langue :
La langue officielle est le géorgien utilisant un alphabet unique au monde. On parle aussi l'arménien, le russe, l'azéri, l'ossète et l'abkhaze.
Le niveau d'éducation est élevé en Géorgie, et 17,5% de la population a suivi des études postsecondaires.
Présence française : en 2007, le nombre de français enregistrés en Géorgie était 184.
Politique
Régime : République.
Chef d'état, Président : Mikhaïl Saakachvili (depuis le 25 janvier 2004, réélu en janvier 2008).
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Economie
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A la base, la Géorgie est un pays agricole. Les conditions sont favorables à la production d'une grande variété de cultures, annuelles et pérennes, et à l'élevage.
Aujourd’hui, les principales activités économiques du pays comprennent la culture de produits agricoles tels que les raisins, les agrumes, le thé et les noisettes. La viticulture est le secteur clé de l'agriculture du pays. L'agriculture de montagne domine. Les fruits, la vigne, le thé et les légumes sont cultivés dans les plaines. Au total, l'agriculture emploie plus de la moitié de la population active, mais ne représente que 21 % du PIB. Près de 3 millions d'hectares sont cultivés. L'industrie agro-alimentaire se développe, surtout dans les secteurs de l'eau minérale, la bière et en particulier du vin.
Dans le passé, le Caucase fournissait en fruit et légumes tout le territoire soviétique. Lorsque la Géorgie faisait partie de l'Union soviétique, son économie était transformée, l'agriculture de subsistance cédant la place à une agriculture s'appuyant sur des industries lourdes, des subventions publiques massives et des marchés protégés pour des produits agricoles spéciaux parmi lesquels le thé, les agrumes, les pommes de terre de primeur, le vin, l'eau minérale, le cognac, les fruits en conserves et les légumes frais. En échange, la Géorgie importait plus de 50% de ses céréales, 60% de ses produits laitiers et 33% de sa viande. À la fin de l’époque soviétique, la Géorgie comptait pour plus de 10% des échanges totaux entre les Républiques dans les domaines de l'alimentation et l'agriculture, et la valeur des exportations agricoles était 1,7 fois supérieure à celle des importations de produits alimentaires. La production agricole était totalement assurée par de grandes exploitations d'État et coopératives (sovkhozes et kolkhozes), réparties sur la base d'avantages climatiques spécifiques plutôt qu'en fonction du coût et de l'efficacité. L'eau d'irrigation était fournie par d'énormes stations de pompage, et la production de bétail était organisée dans le cadre de grandes unités à gestion centrale. L'industrie agroalimentaire, développée pour répondre aux besoins des marchés fortement intégrés de l'Union soviétique, était peu rentable, utilisait des technologies dépassées et souffrait de l'absence d'investissements et de pièces de rechange, et de l'interruption des circuits d'échanges.
Dans les années qui ont suivi l’éclatement de l’Union soviétique et l’obtention de l’indépendance par la Géorgie, la situation politique et économique du pays s’est fortement détériorée. La désintégration a été suivie de troubles politiques, guerre civile, sécession de facto de certaines régions, baisse des revenus et détérioration de la protection sociale. Le produit matériel réel net a diminué d'environ 77% entre 1980 et 1993. Le chômage urbain a augmenté, dépassant les 20%. Conséquence de la guerre en Abkhazie, il existe un important groupe de personnes déplacées à l'intérieur du pays, rendant nécessaire un soutien humanitaire qui dépasse les capacités du pays. En 1994, l'inflation était déjà supérieure à 50% par mois ; en 1995, le niveau de la production agricole était inférieur de moitié à celui de 1990, et la Géorgie devait importer 80% de ses besoins en céréales. Pendant cette période difficile, néanmoins, l'agriculture a joué un rôle de tampon contre les possibilités négatives d'emploi dans d'autres secteurs de l'économie. L'activité commerciale s'est par conséquent immobilisée, et les services sociaux se sont effondrés.
La crise financière russe, à la fin des années 90, a illustré le problème que pose une dépendance excessive à l'égard d'un marché unique. En outre, les marchés qui étaient fermés à l'époque soviétique sont désormais ouverts à la concurrence des pays occidentaux, et les consommateurs demandent de plus en plus, sur ces marchés, des produits de qualité.
Dans un rapport de la Banque Centrale Georgienne, les sanctions économiques russes ont coûté 100 millions à la Géorgie en 2006, dont 50 millions de dollars à la suite des interdictions de ses vins en Russie, 23 millions de dollars à cause de l’interdiction de l’export de l’eau minérale (exportée à 60% vers la Russie) et 13 millions à la suite de l’interdiction des liaisons aériennes, terrestres et postales.
Depuis l'effondrement du système d'économie centralement planifiée, la Géorgie est effectivement revenue à une agriculture de subsistance. Les résultats d'enquêtes récentes donnent à penser que 83% de la population rurale dépend entièrement de ses propres exploitations pour assurer sa subsistance et qu'un ménage type consomme 73 % de sa production. Compte tenu de la faible superficie des parcelles, du coût élevé et de la médiocre qualité des engrais et des produits agrochimiques, la production de la plupart des propriétaires est actuellement très faible et essentiellement destinée à la consommation domestique.
La production totale a diminué de plus de la moitié par rapport à la période antérieure à l'indépendance et, dans certains secteurs (notamment les agrumes et les fruits des régions tempérées), le déclin dépasse les 85%. Seules les céréales de base et les pommes de terre sont cultivées en quantités du même ordre qu'auparavant, et la Géorgie est aujourd'hui un importateur net de produits agricoles, avec un large déficit commercial.
La Géorgie a entrepris au début de 1992 un programme de réforme agraire, avec l'attribution cette même année de parcelles individuelles à des exploitants privés ; elle a introduit par la suite, en 1996, un programme de baux fonciers concernant des terres appartenant à l'État. Ceci s'est traduit par la multiplication de petites parcelles, extrêmement morcelées. La législation actuelle limite la propriété privée à 1,5 hectare (ha) et la superficie moyenne des propriétés foncières en Géorgie est de 0,75 à 1,25 ha par famille, habituellement divisée en deux à quatre parcelles souvent distantes entre elles de plusieurs kilomètres.
Le programme de baux fonciers de la Géorgie a permis aux exploitants agricoles privés d'obtenir des parcelles en complément. Ainsi, 40 000 personnes environ sont aujourd'hui locataires de quelque 240 000 ha de terres appartenant à l'État, soit une moyenne de 6 ha par personne. 540 000 autres hectares de terres appartenant à l'État sont pris à bail par des sociétés privées, parmi lesquelles des vinificateurs, des entreprises de transformation du thé et les cultivateurs de céréales. La superficie moyenne des entités prises à bail est de 100 ha, pouvant dépasser 500 ha.
En 2001, la Géorgie occupait le 81e rang mondial selon l'Indicateur du développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Son économie a d'abord connu une phase de contraction, avec une baisse de 77% par rapport aux niveaux de 1990, suivie d'une phase de reprise partielle, retrouvant un niveau correspondant à environ 60% de celui antérieur à 1990. Le secteur informel est estimé à 30% de l'économie. L’une des principales contraintes auxquelles est confronté aujourd'hui le secteur agricole tient à l'absence de demande pour la gamme actuelle des produits agricoles et à l'incapacité, pour les entreprises agroalimentaires géorgiennes, d'adapter leur production et leur commercialisation à la nouvelle demande. Faute d'une évolution significative de leur qualité et de leur commercialisation, les produits d'exportation géorgiens ne seront bientôt plus compétitifs, même sur les marchés traditionnels de l'ex-Union soviétique.
PIB (en mln USD) : 7 550 (2006).
Part du PIB agricole dans le PIB total : 16 % (2004).
Croissance économique :
L'économie a connu récemment une croissance vigoureuse. Le taux de croissance, qui était de 1,7% en 1998, a atteint 3,7% en 2000, 4,8% en 2001 et 9,4 en 2006.
La croissance économique dépend des domaines de la transformation des produits agricoles (en particulier la production de vin), du commerce et du tourisme.
Taux d'inflation : 4,6% (2001).
Taux de chômage : 12,6 % (2004).
En même temps, pour subvenir à leurs besoins, environ 25% des travailleurs cumulent deux emplois.
PIB par habitant à parité de pouvoir d'achat ($) : 4 200 (2007).
Le produit intérieur brut (PIB) par habitant était de 590 USD en 2001, soit environ 2 660 USD en parité de pouvoir d'achat.
Revenu par habitant :
Le salaire moyen est d’environ 100 euros.
Les 10 % des plus riches dans la population possèdent 28,6 % des revenus et les 10 % des plus pauvres, 2,2 % des revenus.
Près de 45% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté en 2001.
Unité monétaire :
La monnaie locale est le lari (GEL) qui est venu remplacer le rouble en 1993 au taux de 1,0 GEL pour 1,0 USD. En 1995, un programme de stabilisation, ayant pour objectifs la stabilité des prix, la libéralisation des marchés et l'ajustement du taux de change a été mis en oeuvre avec succès, et la monnaie est depuis soumise à un régime de flottement encadré.
Au 05 juillet 2008, 1 GEL = 0,449457 EUR /1 EUR = 2,22491 GEL.
La plupart des dépenses se font en liquide. Seuls les plus grands hôtels et les banques acceptent les chèques de voyages. La carte de crédit ne sera pas d'une grande utilité car il n'existe pas de distributeurs, et rares sont les établissements qui l'acceptent. Les bureaux de change n'acceptent que les dollars et les roubles et il faut passer par les banques pour changer des euros. Les banques sont ouvertes du lundi au vendredi de 9 h 30 à 17 h 30.
Investissements directs étrangers :
A cause de l'instabilité, les investissements internes ou externes font défaut.
Une des seules exceptions était l’arrivée de Pernod-Ricard, qui s’était servi de la perestroïka pour démarrer des joint ventures en Géorgie.
Chaque année, les émigrés géorgiens (ils seraient 1,5 million), enverraient entre 350 millions et 1,2 milliard de dollars au pays.
Exportation : L'agriculture est le principal secteur d'exportation de la Géorgie. Les produits agricoles – vin, thé, agrumes, noix, noisettes, en plus de l'eau minérale et les jus de fruits - représentaient près de 28% en 2001, pour une valeur de 91,2 millions de USD. Avec la ferraille, ils sont les plus importantes exportations du pays et très importante source de financement pour les importations.
Importation : Les importations comprennent les livraisons de gaz naturel et de produits pétroliers. Les produits agricoles représentaient 17 % des importations de la Géorgie en 2006. Le blé et la farine de blé, ainsi que le tabac, sont les principaux produits agricoles importés.
Le déficit commercial dans le secteur agricole était de l'ordre de 54,2 millions d’USD (116,5 millions de GEL) en 2001. Le pays continue de dépendre des importations de céréales, de produits laitiers et de viande pour satisfaire plus de 50% de la demande totale de produits alimentaires.
Principaux clients (2007) : Turquie (13,9 %), Etats Unis (12,1 %), Azerbaïdjan (11,1 %), Arménie (9 %), Ukraine (7,6 %).
À l’exception de l'eau minérale, des noisettes, du vin et des jus de fruits, très peu d'entreprises ont étendu leurs exportations au-delà des marchés traditionnels de l'ex-Union soviétique.
Principaux fournisseurs (2007) : Turquie (14 %), Russie (11,1 %), Ukraine (11 %), Allemagne (7,4 %), Azerbaïdjan (7,3 %).
En juillet 2000, la Géorgie est devenue la quatrième ancienne république soviétique à adhérer à l'Organisation mondiale du commerce. Bien que cette démarche puisse aider la Géorgie à obtenir un accès à de nouveaux marchés d'exportation, les contraintes fondamentales liées à la faiblesse des normes de qualité, au manque de fiabilité des livraisons et à des liaisons de transport fermées et peu sûres continueront à limiter les possibilités d'échanges internationaux et le développement de nouveaux marchés.
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Histoire
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Le terme "Sakartvelo" ou pays des Kartveli désigne l’ensemble de la Géorgie depuis l’unification politique, culturelle et religieuse du pays au début du XIème siècle. Pour les Géorgiens, ces appellations remontent au héros mythique Kartlos auquel la légende a fini par trouver une origine biblique : a’après la genèse, Kartlos serait l'arrière petit fils de Noé.
Dès le début de la quête mythique de la Toison d’Or (Xème siècle avant Jésus Christ) les Grecs appelaient la Géorgie Occidentale "Colchide". La Géorgie orientale autour de la Kartlie porte en Occident, depuis l’antiquité, le nom d’"Ibérie" (Iveria). Ce n'est qu'au XIème siècle que le terme de Géorgie a commencé à s'imposer par rapport aux noms d’Ibérie et de Colchide, lié au culte de Saint Georges chez les Kartveli. Saint militaire pour les Romains et les Byzantins, chef des armées célestes selon les Croisés, Georges est vénéré par les Géorgiens depuis le Vème siècle et c’est à lui que les habitants du pays attribuent leurs victoires contre les Perses, les Arabes, les Turcs et les Mongols. Il est devenu dès l’an mil le héros et le saint national du Sakartvelo. Le terme Géorgie s’imposa également grâce aux pèlerins occidentaux en Terre Sainte qui rapportèrent que les Kartveli étaient désignés par les peuplades voisines au moyen d’un nom pouvant évoquer celui de Georges. Les Perses les appelaient "Kurz" ou "Gurdzani", d’après le nom de la tribu des Gouriens, les Turcs les appelaient "Gurdzi" ( le pays "Gurdzistan", d'où a dérivé le terme que les Russes utilisent pour désigner la Géorgie : "Gruzia"). Les Arabes qui régnèrent à Tbilissi entre 645 et 1121, utilisaient pour les habitants le terme de Djerdji, que les croisés de langue italienne associèrent à Giorgi ou Georges. C’est ainsi que le nom de la Géorgie s’imposa en occident, appuyé encore par l’idée que Saint Georges était originaire d’Asie Mineure, voire d’Ibérie même.
La Géorgie était habitée dés le IIIème millénaire avant Jésus Christ par des tribus sud-caucasiques apparentées entre elles. D’après la mythologie grecque, l’ancien royaume de Géorgie, appelé le royaume de Colchide était l’endroit où Jason s’est emparé de la Toison d’or. La région était colonisée par les Grecs et les Romains, puis dominée par les Sassanides (Ibérie).
IV-VII s. en 337, le royaume géorgien d'Iberia est évangélisé par la vierge de Cappadoce Sainte Nino que les Géorgiens vénèrent et considèrent comme leur patronne. La légende raconte que St Nino a attaché des sarments de vigne avec ses cheveux pour faire la croix. Le pays est devenu la deuxième plus vieille nation chrétienne, après l’Arménie.
L'autre royaume géorgien, Egrisi, a adopté le christianisme en 523.
Plus tard, les deux royaumes géorgiens Iberia et Egrisi sont désintégrés en plusieurs principautés et la région est conquise par les Arabes (v. 650)
XI-XIX s. Les principautés rebelles se libèrent de la tutelle arabe et s’unifient pour former le royaume géorgien au début du XIe siècle. Le pays connaît une remarquable renaissance, atteint son apogée sous la reine Thamar (1184-1213), la première femme à accéder au trône de la Géorgie. Au cours de son règne, le pays a connu son "Age d'Or" et est devenu l'Etat le plus puissant du Proche Orient. À partir du XIIe siècle, le royaume s’étend sur la totalité du sud-Caucase, une partie du nord-est et quasiment la totalité de la côte nord-est de l’actuelle Turquie, et aussi au-delà de quelques régions du nord-ouest de la Perse. Ce royaume géorgien, tolérant envers ses sujets musulmans et juifs, malgré son caractère profondément chrétien, est contrôlé par les Mongols de la Horde d’Or au XIIIe siècle. Dès lors, différents princes se battent pour leur indépendance au pouvoir central géorgien jusqu’à la désintégration totale du royaume au XVe. Au XVIe siècle, les empires ottoman et perse envahissent respectivement les principautés de l’ouest et de l’est de la Géorgie. Le royaume de Kartl-Kakhetie, situé à l’est de la Géorgie, tombe entre les mains russes. En 1783, la Russie et la Géorgie signent le traité de Georgiev, selon lequel la Géorgie (Kartl-Kakhetie) reçoit la protection de la Russie. En 1810, le royaume d’Imereti à l’ouest de la Géorgie se joint à l’Empire russe.
26 mai 1918 : Après la Révolution russe, la Géorgie déclare son indépendance.
Février 1921 : La République démocratique de Géorgie est occupée par l'armée rouge et incorporée dans une « Fédération transcaucasienne des Républiques socialistes soviétiques » comprenant la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
1936 : La FTRSS est dissoute et la Géorgie devient la République socialiste soviétique de Géorgie.
Pendant la Perestroïka à la fin des années 1980, dont l’un des principaux architectes est le ministre géorgien des affaires étrangères de l’URSS, Édouard Chevardnadzé, la Géorgie développe un système politique avec plusieurs partis, ce qui favorise fortement l’indépendance.
1990 : les indépendantistes remportent les premières élections républicaines libres.
9 avril 1991 : Répression contre une manifestation à Tbilissi. Le même jour, la Géorgie accède à nouveau à l'indépendance.
1991 : l’ancien dissident Zviad Gamsakhourdia est élu Président de la Géorgie.
Décembre 1991 : Plusieurs régions comprenant l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud souhaitent prendre leur indépendance, ce qui mène à la guerre civile et à d’importantes violences ethniques. Le Président est obligé de quitter le pouvoir.
1992: Édouard Chevardnadze prend la direction du nouvel État, qui doit faire face aux mouvements séparatistes en Ossétie du Sud et en Abkhazie.
1993 : Confronté à de graves troubles intérieurs, Chevardnadze fait appel aux forces armées russes et, en contrepartie, accepte de rejoindre la CEI.
Novembre 1995 : après l'adoption d'une nouvelle Constitution, E. Chevardnadzé est élu président de la République au suffrage universel (réélu en 2000).
27 août 1999 : La Géorgie devient membre du Conseil de l’Europe.
Novembre 2003 : Sous la pression d'importantes manifestations, E. Chevardnadze doit démissionner.
Janvier 2004 : Mikhaïl Saakachvili, démocrate pro-occidental, est élu Président avec près de 90% des suffrages. Les élections interviennent six semaines après la "Révolution de la rose" qui a chassé du pouvoir E. Chevardnadzé.
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Traditions viticoles georgiennes : au passé et au présent
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Traditions viticoles
En Géorgie, le vin, et avec lui la vigne, sont de véritables emblèmes nationaux, ils font partie, à leur manière, du caractère national et des référents identitaires géorgiens incontournables. La vigne et le vin occupent une grande place dans la culture et les traditions géorgiennes. La richesse de cette culture vitivinicole se retrouve depuis les temps anciens jusqu’à nos jours, puisque pratiquement chaque famille cultive quelques pieds de vigne destinés à l’élaboration de vin pour la consommation familiale tout au long de l’année.
La Géorgie est le plus vieux pays vitivinicole du monde. La région de la Transcaucasie (entre le Grand et le Petit Caucase et correspondant à la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan) est généralement considéré comme le centre de la domestication de la vigne par les botanistes, les archéologues et les historiens.
L’hypothèse la plus communément admise par les scientifiques est que la vigne cultivée dérive d’un ou plusieurs événements de domestication à partir de la vigne sauvage, Vitis vinifera subsp. silvestris, sous-espèce qui est à l’origine des 8 à 10 000 cépages actuellement recensés dans le monde. En 2003, Vouillamoz et P. McGovern, archéo-œnologue américain, ont initié un projet visant à recouper les nouvelles découvertes archéologiques avec une étude génétique pour déterminer où aurait eu lieu la première domestication de la vigne sauvage au Proche Orient. L’analyse de 12 zones d’ADN (marqueurs moléculaires appelés microsatellites) a permis de démontrer que les quatre cépages d’Europe occidentale analysés (Pinot, Syrah, Chasselas et Nebbiolo) auraient une origine lointaine en Géorgie et seront proches des géorgiens Rkatsiteli et Saperavi. Par ailleurs, les forêts de la côte orientale de la Mer Noire abritent encore de nombreuses vignes dans leur forme la plus sauvage. Les cépages géorgiens actuels sont d’ailleurs génétiquement très proches de ces espèces sauvages, ce qui laisse présager de l’ancienneté de leur origine. Les graines les plus anciennes, recueillies en plusieurs points du pays, remontent à cinq mille ans au moins avant notre ère et prouvent que la Géorgie est bien le berceau de Vitis vinifera. Partie du Caucase, «Vitis vinifera sylvestris», la vigne à vin sauvage, gagne la Mésopotamie et la Perse et puis le reste du monde.

La Géorgie est également le foyer le plus ancien de viniculture au monde. Ceci a été confirmé par les récentes méthodes développées en archéologie qui permettent de déterminer par l’analyse du spectre infrarouge des résidus incrustés dans la céramique si elle a contenu du vin ou non : la détection d’acide tartrique en abondance, présent en grandes quantités uniquement chez la vigne, trahisse la fermentation de raisins. D’après les découvertes archéologiques, on y faisait du vin déjà à l'époque néolithique, il y a 7000 ans. Récemment, McGovern a fait remonter la date de la naissance de la viticulture encore plus loin , en détectant la plus vieille trace de vin dans une poterie datant de 8 000 ans exhumée toujours en Géorgie, à Shulaveris-Gora. Une grande partie parmi les linguistes croie que l'étymologie du mot "vin" vient du mot géorgien définissant le vin : "gvino".
Vecteur de cultes antiques, en commençant par celui de Dionysos, le vin et sa production ont eu une nouvelle impulsion au 4ème siècle avec l'arrivée de Saint Nino et le convertissement des Géorgiens au christianisme. La culture de la vigne est rapidement devenue le symbole de la vie du peuple géorgien ; les divers envahisseurs l’ont compris, et pour tenter de détruire la nation géorgienne ils ont toujours commencé par détruire ses vignobles. Les traditions ont été perpétuées au sein des monastères médiévaux qui, depuis la chute du communisme, portent avec orgueil la puissance retrouvée de l'église orthodoxe. Le culte du vin et de la vigne permet aux Géorgiens de marquer leur différence avec leurs voisins immédiats (les Musulmans du Nord Caucase et de Turquie non consommateurs de vin au Sud, les Russes grands consommateurs de vodka au Nord, et les Arméniens producteurs de cognac) et de souligner leur originalité au monde entier.
La plupart des objets en argent, en or et en bronze datant du 3ème et 2ème millénaire avant JC et exposés dans les musées de la Géorgie sont décorés avec des grappes de raisin et de feuilles de vigne ou de représentations de Bacchus. Les nombreuses cruches de vin trouvées dans les tombes anciennes et les sarcophages ornés de verres de vin tasses sont une preuve que le vin était habituel pour les Géorgiens à tout moment. La vigne est retrouvée régulièrement comme sujet ornemental dans l´art et l´architecture.
La poterie artisanale géorgienne a une histoire millénaire. Les récipients pour le vin de toutes formes et tailles représentent la majeure partie des objets en terre cuite mis au jour par les archéologues. Certains récipients ont servi pour la fermentation et le stockage du vin, tels que le kvevri, le chapi et le satskhao, d'autres ont été utilisés pour la boisson, comme le khelada, le doki, le sourate, le chinchila, le deda-khelada, le dzhami et le marani.
Le plus impressionnant de toutes les découvertes archéologiques sont les kvevri ( ). Ce sont des amphores gigantesques de terres cuites qui comptent parmi les plus grandes poteries du monde. Elles sont liées à la méthode de production particulière du vin en Géorgie qui se fait exactement comme il y a 6 000 ans, en laissant les raisins foulés fermenter (avec les peaux) dans ces amphores, elles-mêmes enfouis jusqu’au cou dans le sol dans les chais traditionnels géorgiens («maranis») des maisons villageoises. Dedans, le moût fermente pendant deux à quatre semaines. Puis, le vin reste dans les Kvevris entre quelques mois (en général, l'hiver) et 50 ans. A la fin, on ouvre la Kvevri et on tire le vin comme l'eau d'un puits. Cette technique est encore utilisée dans la région du Kakhetie, à la frontière est avec l’Azerbaïdjan. Elle a comme avantage que la température du jus de raisin en fermentation ne dépasse jamais les 24°. A cause de cela, il y a une plus grande extraction de goûts et les arômes peuvent développer plus de profondeur et de précision.
Toutefois, cette méthode présente quelques difficultés et risques : outre un problème évident d’entretien hygiénique, le viticulteur doit suivre le développement du vin de façon suffisante. En plus, la protection contre l’oxydation n’est pas évidente. Cette méthode produit également ce qu’on appelle des ‘goûts primitifs’, assez inhabituels pour le goût occidental. Aujourd’hui, la futaille de bois est de plus en plus utilisée par les vignerons géorgiens, mais la tradition géorgienne de la vinification en kvevri a toujours un avenir devant elle.
Pendant des siècles, les Géorgiens ont consommé (et dans certains régions consomment encore) le vin dans des cornes nettoyées, bouillies et polies (appelées "kantsi" en géorgien) et des peaux spécialement traitées à cet effet. Ces cornes étaient très prisées par les marchands et guerriers qui se sont rendus en Caucase et aujourd'hui encore ont une grande valeur historique.
Tout voyageur dans le Caucase ne manque pas d’être étonné par une culture du boire et du manger qui n’existe nulle part ailleurs. La plus forte expression de cette culture se trouve dans les gargantuesques banquets géorgiens, les supra. Ces banquets géorgiens sont uniques non seulement par son abondance de plats et de boissons, mais parce qu’il constitue un ensemble de rites très anciens qui cimentent une société autour du vin, l’objet central de ce culte ancestral. Dans des sociétés rurales caucasiennes où la mobilité est réduite, où les loisirs sont forcément limités, le supra géorgien est un moment de sociabilité très fort qui soude les populations. Ces pratiques festives sont toujours maintenues au moment où, dans la plupart des régions du monde, les pratiques alimentaires individuelles prennent le dessus sur les repas collectifs.
Il ne s’agit pas d’un festin, mais d’un banquet au sens platonicien du terme, c’est-à-dire une assemblée d’hommes réunie pour boire, et boire pour discourir, en observant des règles très définies qu’un responsable fait appliquer à la table.
Les Géorgiens nomment ce banquet du terme « keïpi », originaire de l’arabe, ou « nadimi », originaire du turc. Les Occidentaux utilisent plutôt le terme de supra dont l’origine est mal connue. Les locaux l’appelaient « le grand boire », ce qui signifie une libation avec plusieurs litres de vin par personne et par banquet.
Les origines du supra géorgien sont beaucoup plus anciennes que leur réactivation au 19e siècle, au moment où se construit le nationalisme moderne. Selon les spécialistes, le supra géorgien aurait une filiation avec le banquet grec à partir du 6e siècle avant notre ère et, un peu plus tard, le banquet de Platon qui était, à Athènes, le symposion. Il est aussi très proche de la koinos et de l’agapè grecques, marquées par d’importants rites d’accueil des étrangers à table, rites que l’on retrouve aussi dans la cena romaine qui ont inspiré les rites de l’Eucharistie chrétienne, au sens où elle marque une forme de gratitude exprimée par le partage aux invités. C’est cette pratique-là qui s’est étendue avec la religion chrétienne à partir du 4e siècle ap. J.-C.
La ritualisation la plus originale de ce banquet est l’institution d’un tamada (chef du banquet) qui dirige la cérémonie et propose les toasts traditionnels dont le premier fait souvent mention de Dieu, durant tout le repas. Le tamada (mot d’origine circassienne) est une personnalité reconnue qui a une autorité naturelle, une bonne image. C’est aussi quelqu’un qui peut supporter de boire beaucoup de vin sans perdre le contrôle de soi, qualité physique qui n’est pas donnée à tout le monde. On peut avoir à prononcer une centaine de discours, qui assignent, de fait, au tamada des fonctions presbytérales, autrement dit quasi sacrées. Entre les toasts, le plus souvent, des chants polyphoniques sont entonnés par quelques convives. Ce sont des chants souvent d’origine religieuse, qui ressemblent à des mélodies du rite orthodoxe.
Le nombre des convives peut varier de deux personnes à plusieurs centaines. Le banquet doit obligatoirement compter une personne qui est étrangère au groupe qui invite. Il peut se dérouler aussi bien le matin, à l’heure du petit-déjeuner européen, qu’au dîner, aussi bien à l’intérieur que dehors, simplement, sur l’herbe. Ce rituel peut se prolonger des heures, voire la journée et la nuit et il peut reprendre le lendemain avec les mêmes personnes.
A l’origine, seuls les hommes participent aux banquets, les femmes avaient les leurs. Depuis plusieurs décennies, les femmes ont requis une place à côté des hommes et peuvent aussi prononcer des toasts. Cela se fait surtout en ville, les campagnes étant restées, de ce point de vue, plus traditionnelles.
Le banquet commence souvent par un brandy, c’est-à-dire du vin distillé, une vodka et un vin blanc avant la grande séquence consacrée aux vins rouges. Les Géorgiens situent les débuts du supra avec ceux du vin. Souvent, on utilise des cornes sans pied remplies de vins de jarre. Une corne peut contenir l’équivalent de deux verres jusqu’à deux litres. Ces cornes sont bues cul sec, sous les applaudissements des convives.
Les repas commencent couramment par les fruits, les fromages et se terminent par la soupe. L'art culinaire est l'un des éléments les plus importants de la culture géorgienne. A la croisée des influences perses et slaves, asiatiques et méditerranéennes, les saveurs géorgiennes sont pourtant distinctes, uniques. La notion d’ordre des mets est dépourvue de sens au Caucase : comme dans toute la Méditerranée orientale, une « belle » table ne doit pas laisser voir la nappe et les assiettes doivent se chevaucher. On sert un assortiment de plats chauds et froids : abats grillés et épicés, salade de haricots et de noisettes (lobios), aubergine marinée, épinards épicés (pkhaliis), sans oublier les pickles et les viandes fumées (basturmas). Les belles viandes ont la place d’honneur. Les viandes de porc et de bœuf sont marinées, mijotées ou grillées sur sarments et accompagnées de légumes primeurs, de fruits du jardin et d’herbes fraîches. Le poulet est rôti ou cuisiné en ragoût. Un des plats les plus courants est le chakhokhbili, un ragoût aromatisé aux herbes, tomates et paprika. La nourriture se combine avec l’absorption du vin qui est un breuvage sacré, parce qu’il contient la vie qui se manifeste par la fermentation. Et il est entouré de soins, car il donne des forces, endort ou enivre quand il ne rend pas violent.
Situation actuelle de la viticulture en Géorgie
La viticulture reste le secteur clé de l'agriculture du pays. Malgré une tradition viticole qui remonte à plusieurs milliers d’années, le plus grand actif liquide de la Géorgie – le vin, aujourd’hui troisième denrée d’exportation du pays – est en danger, menacé par les contrefaçons et l’incapacité du secteur de diversifier ses marchés.
En raison de sa bonne réputation, les vins géorgiens ont commencé à être largement imités et contrefaits, exacerbée par le laxisme du contrôle de la qualité et de la réglementation des normes des nations au sein de la CEI. Selon les données du Centre d’investissement de la FAO, environ neuf bouteilles sur dix de vin dit géorgien sur les marchés internationaux sont des contrefaçons. Plusieurs autres pays utilisent les appellations connues géorgiennes pour vendre du vin qui, en réalité, n’est pas d’origine. Les contrefaçons vont des cocktails mélangeant spiritueux, colorants et arômes aux vins portant de fausses appellations d’origine. Compte tenu de la faible étendue des zones viticoles où naissent certains des vins d’appellation les plus appréciés de Géorgie, souvent, l’offre n’arrive pas à couvrir la demande, scénario alléchant pour les contrefacteurs. Sur le marché moscovite, on trouve de vins géorgiens avec des noms comme le célèbre Kindzmarauli, produits en effet partout en Russie. Apparemment, 90% des vins "géorgiens" vendus en Russie sont d'une origine indéterminée, comme il n'existe pratiquement pas de protection des noms des vins géorgiens en Russie. La falsification se produit aussi au sein de la Géorgie, mais a été freinée par le gouvernement géorgien pour restaurer son prestige et élargir les possibilités d'exportation vers les marchés occidentaux. Malgré ces efforts, la falsification reste un problème et les acheteurs doivent confirmer qu'ils achètent d'une société de bonne réputation. Selon les informations récentes, des exportations vers l'Allemagne ont été renvoyées à la Géorgie après avoir été testées positives pour la falsification par les douanes en Allemagne.
L´effondrement de l´Union Soviétique et la guerre civile de 1991 ont eu de graves conséquences sur le vignoble du pays. Mais l’événement le plus influent sur la viticulture géorgienne était l’interdiction de l’exportation des vins géorgiens (de même que les moldaves) en Russie le 25 mars 2006. Affirmant qu’ils contenaient des pesticides "dangereux" pour la santé, la Douma russe soutenait le 15 avril 2006 une résolution en faveur du durcissement du contrôle sanitaire des produits alimentaires importés de Géorgie et de Moldavie (vins, brandys, eaux minérales). Dans le contexte de «guerre froide» qui oppose Moscou à Tbilissi, cet embargo n'est pas seulement économique, mais à une dimension politique forte. Il est senti comme une atteinte à la culture, à la mémoire, à l'identité nationale géorgienne. La présidente du Parlement géorgien, Nino Bourdjanadzé, a pour sa part dénoncé une "tentative d’établir un blocus politique et économique" contre son pays, qui comme la Moldavie, fait partie des ex-républiques soviétiques qui ont des relations houleuses avec Moscou.
La Russie était de loin le premier client de la Géorgie et la viticulture exportait jusqu’à 80 % de sa production vers la Russie, ce qui correspond à 10 % des recettes du pays. L'interdiction russe sur les importations de vins géorgiens a introduit le business du vin géorgien dans la détresse la plus profonde jamais connue. Depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction, environ 80% des caves de la Géorgie ont dû fermer leurs portes. GWS, par exemple, installé aux portes de Télavi, a dû licencier plus de la moitié de son personnel (140 personnes), et avoue un stock de 4 millions de litres.
Bien sûr, on peut prétendre maintenant que la plupart du vin qui a été produite pour les Russes avec leur fameuse saveur sucrée n'aurait pas survécu dans un autre marché (celui de l'ouest).
Fin 2007, Moscou a ouvert son marché aux viticulteurs abkhazes, mais la question du vin géorgien est restée en suspens. Cette instruction est tombée deux jours après l'ordonnance du chef de l'Etat russe sur l'élaboration de mesures d'aide aux populations des républiques non reconnues d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud et sur la coopération avec les autorités de ces républiques qui recherchent leur indépendance envers la Géorgie.
En mars 2008, le médecin hygiéniste en chef de la Fédération de Russie a déclaré qu’il est trop tôt pour évoquer le retour du vin géorgien sur le marché russe alors que cela fait deux ans que les importations de vin en provenance de Géorgie sont interdites. De l'avis de M. Onichtchenko, les entreprises vinicoles géorgiennes n'ont pas encore entrepris de mesures notables en vue d'améliorer la qualité de leurs produits. Des consultations et des échanges de correspondance sur la reprise des exportations géorgiennes vers la Russie entre Tbilissi et le Service fédéral russe de protection des consommateurs (Rospotrebnadzor) sont déjà en cours.
L'embargo a forcé le gouvernement géorgien à reconnaître officiellement le rôle de la Géorgie dans la falsification et de nombreuses caves ont été fermées.
Cet embargo est pourtant considéré par certains comme une chance, l'occasion de tout remettre en cause et de hisser enfin les viticulteurs à leur rang : celui d'un grand pays viticole. Ils se sont senti « condamnés » à progresser en qualité et à s’ouvrir au monde extérieur. D’un jour à l’autre, il devenait impératif de conquérir d’autres marchés pour l’exportation de leurs vins haut-de-gamme, dont celui de la France. Si, jusqu’il ya quelques années, la qualité n’était pas vraiment primordiale (généralement, le vin se vendait en vrac et se buvait sur place ou était exporté vers la Russie), cette qualité doit maintenant vraiment s’améliorer si l’on veut connaître du succès sur les nouveaux marchés d’exportation. Il est également capital de protéger les appellations du pays.
En réponse à l'interdiction de l'importation du vin géorgien par la Russie, le Gouvernement s'emploie à améliorer la qualité afin de l'amener aux normes internationales.
Des efforts déployés récemment par le Gouvernement de Géorgie pour restreindre les contrefaçons de vin à l’intérieur du pays ont été couronnés d’un certain succès. Le Gouvernement, le Ministère géorgien de l’agriculture et le Ministère du développement économique ont commencé à promouvoir de manière plus active le vin géorgien. Des actions de lobbying commercial ont lieu en Turquie pour obtenir la baisse des droits de douane sur le vin. Dans le cadre de l'OMC, la Géorgie milite pour un abaissement maximal des droits de douane. L'objectif est de concurrencer le Chili et l'Australie.
La BERD est particulièrement active dans l’agroalimentaire en Géorgie. La banque participe à hauteur de 29% dans Teliani Valley et a accordé un prêt de 1,2 millions USD pour moderniser la société à Telavi. L'Aide Américaine (US Aid, Millenium Challenge Georgia) accordera des dons et des crédits au secteur agroalimentaire.
La FAO soutient le développement du vin géorgien depuis 2000 lorsque, à la demande du Gouvernement, elle a aidé à rédiger la première loi du vin. Sur le modèle de la stratégie employée par d’autres pays producteurs de vin, la loi géorgienne a instauré un système d’étiquetage d’appellation d’origine, qui donne des informations sur le lieu et les techniques de production du vin, et les vignobles ayant servi à sa fabrication.
Désormais, chaque parcelle de terre située dans une zone d’appellation dispose d’un passeport et les producteurs doivent montrer d’où viennent les raisins. En principe, ceci devrait permettre la traçabilité du vin jusqu’à l’exploitation.
La FAO s’efforce d’aider à harmoniser le système de traçabilité et à combler les quelques lacunes restantes. Par exemple, bien que des documents soient requis à quasiment tous les stades de la production, aucun document d’accompagnement n’est exigé pour le transport du vin en vrac ou en bouteille à l’intérieur du pays.
Un atelier tenu en décembre 2005, organisé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et financé par la FAO et le Canada, a rassemblé les acteurs principaux du secteur viticole géorgien, des responsables du gouvernement aux représentants de l’industrie privée et de la communauté des bailleurs de fonds, pour examiner les moyens de protéger les appellations des vins géorgiens.
La FAO aide à mettre en place un organe de réglementation public-privé, sur le modèle de ceux existants dans d’autres pays exportateurs de vin, afin d’améliorer l’application de la nouvelle loi géorgienne sur le vin. Elle aidera en outre à former les fonctionnaires gouvernementaux aux négociations multilatérales et bilatérales, à améliorer la traçabilité du vin en vrac et à transférer le savoir-faire international en matière de protection des appellations.
Un expert de la FAO en composition et analyse des aliments étudiera le réseau de laboratoires du pays pour l’émission de certificats d’analyse du vin.
Les avantages liés à l’application du système d’appellation – en Géorgie, les prix des cépages ont doublé – reviendraient à la fois aux petits et aux grands exploitants en raison de l’augmentation de la valeur des raisins protégés par l’appellation.
Le vin géorgien a une bonne réputation et il a été annoncé que le SIPPO (Swiss Import Promotion Programme, visant à aider les petites et moyennes entreprises des marchés émergents et en transition d'avoir accès aux marchés suisse et de l'UE) fera la promotion des vins géorgiens en Europe pour une durée de trois ans à partir du 18 juin 2007. Un accord entre le SIPPO et la Georgian-Swiss Business Association a été signé, selon lequel seront mis en œuvre les projets. Ce programme prévoit le développement de l'industrie du vin géorgien pour qu'il atteigne les normes européennes en matière de marketing, branding, vinification et embouteillage. Le SIPPO promet également de promouvoir les producteurs vinicoles géorgiens à l'occasion de foires et expositions organisées dans toute l'Europe et de chercher des partenaires européens potentiels. Des formations, des séminaires et des ateliers dans le marketing et de l'image de marque sont également prévues. Un groupe d'experts SIPPO a réalisé une visite de contrôle de trois jours dans les usines géorgiennes des régions de Kakhetie et Racha. Il a constaté que la plupart des établissements vinicoles géorgiennes sont parfaitement équipées et adaptées aux normes occidentales et que le vin géorgien est tout à fait prêts à être exportés vers l'Europe. Parmi les plus de 60 vins testés, un grand nombre auraient une bonne chance en Suisse et les marchés occidentaux, notamment le Mtsvane et le Saperavi. La Géorgie a de bonnes chances de le rendre sur le marché occidental. Pour réussir, le pays doit d'abord apprendre les goûts du marché occidental, de continuer de produire des vins à partir de variétés locales, de commencer à utiliser seulement leurs meilleurs raisins, et de s'éloigner de l'ancien type de vin doux de faible qualité qu'elle avait habitude de vendre en grandes quantités en Russie, mais qui ont peu de chances sur le marché occidental. Selon Oliver Stern, le gestionnaire de projet SIPPO, les vins géorgiens sont les meilleurs de l'Europe de l'Est et la Géorgie a un grand potentiel, c'est la raison de l'intérêt de SIPPO pour la Géorgie.
En même temps, le marché international du vin, les préférences des consommateurs, et enfin l'énorme concurrence du Nouveau Monde ont changé les choses. Une réforme rapide n'est certainement pas possible. Malgré cela les jeunes Géorgiens continuent de croire dans la vigne, et le pays doit son renouveau viticole à certains jeunes ayant fait leurs études à l´étranger, bien décidés à redonner tout son lustre à la viticulture locale. Ils vont de plus en plus nombreux dans les facultés d’agriculture étudier l’œnologie. De plus, certaines filiales étrangères se sont implantées et développent la qualité des méthodes de production.
La situation s’améliore et la viticulture retrouve son deuxième souffle. La production de vin connaît des changements importants. Des efforts ont été faits en matière de recherche et de développement. En quelques années à peine, la Kakhétie a déjà amorcé sa mutation et les grandes usines de l'ancien régime, jusqu' alors vouées à la production industrielle, ont entamé leur reconversion. Ces grands groupes (une quinzaine), qui contrôlent l'essentiel du marché, se sont ouverts à l'étranger (associés italiens chez Badagoni, financier suisse chez Shumi, groupe Pernod-Ricard chez Georgian Wines & Spirits), ont embauché des œnologues (souvent formés en France), et investi des sommes considérables dans la technologie dernier cri. Certains héritiers des grandes familles de la noblesse géorgienne ont racheté les usines viticoles de leurs ancêtres et ont tout rénové de leurs mains, sur leurs fonds propres. Un autre exemple est l'usine flambant neuve «Kindrrnculi Marani» située près de Kvareli, autre fief viticole proche du Daguestan. Cette unité ultramoderne exploite son propre vignoble de 500 hectares, dont une parcelle de collection de 250 cépages autochtones. Ses dernières cuvées de cépages blancs jusqu'alors délaissés (khikhvi et surtout kissi) sont déjà d'une rare élégance.
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Les cépages
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La Géorgie est un des pays viticoles qui dispose du plus grand nombre de cépages autochtones, avec près de 500 cépages originaux répertoriés. Ces cépages traditionnels, depuis toujours sélectionnés avant tout pour leur résistance naturelle, sont très peu connus en Occident. Seulement 38 variétés sont officiellement cultivées pour les fins de la viticulture commerciale en Géorgie. Les deux cépages les plus répandus pour les vins blancs sont Mtsvane et Rkatsiteli et le Sapéravi pour le rouge.
Cépages pour le vin blanc
Rkatsiteli : C'est un cépage originaire de Géorgie, où il est cultivé depuis toujours. Son nom se traduit comme "vigne rouge". C'est une variété qui est si largement répandue en Europe orientale et centrale qu'elle occupe le troisième rang dans le monde en hectares cultivés. C'est aussi la variété la plus importante utilisée pour les vins blancs géorgiens et la plus répandue dans la zone viticole de la Géorgie orientale.
Le Rkatsiteli est un cépage tardif. Dans les régions chaudes du pays, il mûrit dans la deuxième moitié du mois de septembre et dans les régions froides, en début d'octobre. La grappe est de taille moyenne à grande. Les baies sont grandes, ovales, de couleur doré aux taches brunes. Le raisin accumule 18 – 22 % de sucres et se distingue par une acidité relativement élevée (7 – 10 g/dm3). Il donne des vins blancs secs sans beaucoup de caractère qui ne se prêtent pas au vieillissement, ainsi qui du matériel pour les vins mousseux. Riche en acidité, il est aussi capable de produire de vins très fins.
Mtsvani (ou Mtsvane) est également important pour les vins géorgiens. Dans la langue géorgienne, "mtsvane" signifie "vert". C'est un cépage de mûrissement moyen à tardif. Les baies ont des reflets de bronze à maturité. Il entre dans de nombreux assemblages, mais est utilisé aussi pur. Il est souvent mélangé avec Rkatsiteli, à lequel il ajoute un équilibre fruité et aromatique.
Tsolikauri : cépage largement cultivé dans la Géorgie occidentale. C'est le deuxième cépage après le Rkatsiteli en surface. Il est le cépage principal des zones viticoles de Soukhoumi et de Goudaouta en Abkhazie.
Khikhvi : cultivé dans Kardanakhi.
Les autres intéressantes variétés de raisins pour le vin blanc sont Tetra, Tsitska Tsinandali
Parmi les cépages internationaux, il y a un peu d’Aligoté et de Chardonnay.
Cépages pour le vin rouge
Saperavi : c’est le cépage le plus emblématique de la Géorgie. Son origine se situe dans la région de Kakhetie. Il a des grappes de petite ou moyenne taille aux graines coniques. Ce cépage a comme particularité que son jus est coloré. A cela s’ajoute un rendement naturel assez réduit (10 à 20 hl/ha). Les raisins mûrissent assez tard et possèdent une peau assez épaisse. Les vins que donne ce cépage ont une acidité naturelle élevée et sont assez riches en tanins. Ils sont aussi bien épicés que fruités, avec une prédominance des fruits rouges et souvent noirs.
Le Saperavi a le potentiel de produire des vins aux niveaux élevés d'alcool, d’un rouge profond, riches en substances et convenables pour un longue vieillissement, peut-être plus de cinquante ans. Il est largement utilisé en mélange avec d'autres variétés. C'est le cépage le plus important pour la production des vins rouges géorgiens. Il est aussi à l'origine des meilleurs rouges de Crimée.
Odjaleschi : cultivé sur les pentes des montagnes surplombant les berges de la rivière Tskhenis-Tskali, en particulier dans le village de l'Orbeli et la région de Samegrelo (Géorgie occidentale).
Usakhelauri : cultivé principalement dans le district Zubi-Okureshi en Géorgie occidentale.
Alexandrouli : ce cépage unique sert à la production de vins naturellement doux.
Parmi les autres variétés de raisins traditionnelles pour le vin rouge, il faut citer : Aladasturi, Asuretuli, Izabela, Mujuretuli.
Parmi les variétés internationales, on y trouve le Cabernet Sauvignon.
Types de vin
Traditionnellement, les vins géorgiens portent le nom de la région, district ou village d'origine. En général, ils sont un mélange de deux ou plusieurs cépages. Ils sont classés comme doux, semi-doux, demi-sec, sec, fortifiée et mousseux. Les variétés semi-sucrées sont les plus populaires.
Certaines appellations (mukuzani, kindzmaraouli, napareuli ou tsinandali) sont célèbres aux quatre coins de la Russie et font toujours l'objet de multiples contrefaçons.
Vins blancs
Tsinandali est l'un des plus célèbres vins blancs secs. C'est un mélange de raisins de Rkatsiteli et Mtsvane, provenant des micro-régions de Telavi et Kvareli dans la région de Kakhetie.
Pirosmani est un vin semi-doux à base de Tsolikauri (40%) et Tsitska (60%). Il a remporté 3 médailles d'or et une médaille d'argent aux compétitions internationales.
Tvishi est un vin semi-doux de la région Lechkhumi à base de Tsolikauri. Il a remporté une médaille d'or, deux médailles d'argent et une médaille de bronze dans les compétitions internationales.
Mtsvani est un vin sec à base du cépage du même nom. Une vraie révélation, avec une robe claire, une tendance oxydative au nez, une bouche qui allie fruits secs, style noix verte, amande douce, à un mélange de fruits blancs et de fruits exotiques, le tout tendu par une acidité bien trempée au goût citronné. Le vin s’élève en barriques de chêne français.
Alaznis Veli est un vin semi-doux de Rkatsiteii, Tetra, Tsolikauri et d'autres cépages industriels cultivés dans l'Ouest et l'Est Géorgie. Le vin de couleur paille a un arôme caractéristique et un goût fin, frais et harmonieux. Il contient 9-11% d'alcool et 6-7% d'acidité.
Anakopia est un demi-sec de table à base de Tsolikauri. Ce vin est produit depuis 1978. Sa couleur varie de claire à paille foncée. Il a un arôme spécifique et un goût frais et subtil. Le vin contient 9-11% d'alcool, sa teneur en sucre est de 1-2 g/100 ml et l'acidité, 5-8 g / l.
Khikkhvi est un vin blanc de dessert monocépage de garde, produit depuis 1924. Il a une couleur agréable d'ambre, un arôme caractéristique et un goût délicat. Sa concentration en alcool est de 15 vol.%, la teneur en sucre est de 18-20%, l'acidité de 4-8 g / 1. Lors de compétitions internationales, il a reçu 4 médailles d'or.
Saamo est un vin doux, fabriqué à partir de Rkatsiteli depuis 1980. Il nécessite trois années pour mûrir. Le vin à couleur doré a un fin bouquet original, un goût agréable avec un harmonieux parfum de miel. Lorsqu'il est prêt à l'emploi, le vin contient 17% d'alcool, 13% de sucre et 4-6 g / 1 d'acidité. Saamo a reçu 4 médailles d'or et 1 médaille d'argent aux expositions internationales.
Ghélati est un sec vin ordinaire de Tsolikauri, Tsitska et Krakhuna, des cépages cultivés en Géorgie occidentale. Le vin de couleur paille a une saveur caractéristique fruitée avec un goût frais et harmonieux. Il contient 10,0-12,5 vol d'alcool et 5-8% d'acidité.
Kakhetie est un vin blanc de table de Rkatsiteli et Mtsvane, des cépages cultivés en Kakhetie. La couleur du vin est ambrée. Il a un arôme fruité avec une saveur de vanille et un goût harmonieux, velouté. Sa concentration en alcool est de 10,5-13,0 vol et il est titré à 4-6% d'acidité. At international wine competitions the Kakhetie wine was awarded one silver and one bronze medal. Au concours international, le vin Kakhetie a obtenu une médaille d'argent et une de bronze. Il a été produit depuis 1948.
Bodbe est fabriqué à partir de la variété Rkatsiteli dans le village de Bodbe dans le microdistrict de Magaro, un des plus beaux endroits en Kakhetie. Le vin a une couleur de paille, un arôme fin de fleurs sauvages et un goût agréable, très estimé par les connaisseurs. Le vin contient 10,5-11,5% d'alcool et est titré à 5-7% d'acidité.
Dimi est un vin ordinaire produit depuis 1977 à partir des cépages Tsolikauri et Krakhuna, cultivés sur de petites zones dans Imereti (Géorgie occidentale). Il est fabriqué par une ancienne technique qui consiste à faire fermenter une pâte les raisins. Sa couleur est de paille foncée. Il a un agréable bouquet fruité avec une saveur spécifique, un goût frais et harmonieux à saveur astringente. Il contient 10,5-13,0 vol.% d'alcool et a une acidité de 6,5-8,0%.
Gareji est un blanc sec vin ordinaire de Rkatsiteli et Mtsvane. Le vin a une couleur allant du pâle au jaune paille, un bouquet agréable et un goût harmonieux. Il contient 10,0-12,5 vol. % d'alcool et a une acidité de 4-7%.
Ereti est un autre blanc sec vin ordinaire de la Rkatsiteli et Mtsvane. Il a une couleur de paille, un fin bouquet fruité et un goût frais et harmonieux. Il contient 10,0-12,5 vol.% d'alcool et a une acidité de 5-8,0%.
Shuamta est un vin sec produit depuis 1984, fabriqué à partir de Rkatsiteli et Mtsvane selon la recette de Kakhetiee.
Alzani est un vin blanc semi-doux fait à 100% de Rkatsiteli. Le nom provient d'un des grands systèmes fluviaux de la Géorgie aux frontières avec l'Azerbaïdjan. Le climat est légèrement plus chaud que le reste des régions viticoles de la Géorgie et donne lieu à des raisins beaucoup plus doux que ceux qu'on trouvé ailleurs.
Kardanakhi est un vin blanc fortifiée de garde, produit à partir de Rkatsiteli, cultivé dans les vignobles de Kardanakhi (district de Gurdzhaani). Le vin est élevé en fûts de chêne pendant trois ans. Il a une couleur ambré et un agréable parfum de miel. Il contient 18% d'alcool, 10% de sucre et 4-6% d'acidité. Il a obtenu 8 médailles d'or et une d'argent aux concours internationaux.
Vins rosés
Tbilisuri est un vin rosé demi-sec produit depuis 1984. Il est fabriqué à partir de Saperavi, Cabernet et Rkatsiteli, des cépages cultivés dans l'Est de la Géorgie. Le vin a un riche goût fruité. La teneur en alcool est 9-11,5%, la teneur en sucre 1-2%, l'acidité 5-7 g / l.
Lykhny est un rosé naturellement semi-doux du cépage Izabela, cultivé en Abkhazie. Le vin a une couleur rose, un arôme et un goût frais harmonieux. Il contient 8-9% d'alcool, 3-5% de sucre et 5-7% d'acidité.
Vins rouges
Akhasheni est un vin rouge semi-doux naturel à base de Saperavi, cultivé dans les vignobles Akhasheni de la zone de Gurdzhaani en Kakhetie. Le vin de couleur grenade a un goût velouté harmonieux avec une saveur de chocolat. Il contient 10,5-12,0% d'alcool, 3-5% de sucre et 5-7% d'acidité. Aux expositions internationales, il a obtenu 6 médailles d'or et 5 en argent.
Khvanchkara est un vin semi-doux naturel à base d'Alexandrie et de Mudzhuretuli (cépages cultivés dans les vignobles de Khvanchkara en Géorgie occidentale). Le vin a une couleur rubis, un bouquet harmonieux et un goût velouté de framboise. C'est l'un des vins géorgiens semi doux les plus populaires. Il contient 10,5-12,0% d'alcool, 3-5% de sucre et 5,0-7,0% d'acidité. Le vin a été fabriqué depuis 1907. Pour son excellent goût, il a reçu 2 médailles or et 4 médailles d'argent à des expositions internationales.
Kindzmarauli est un autre vin de haute qualité naturellement semi-doux. Il est fabriqué à partir d’un mélange de cépages locaux comme le Saperavi, cultivés sur les pentes des montagnes du Caucase dans le district de Kvareli en Kakhetie, et de merlot et de cabernet achetés en France. Le merveilleux goût et les propriétés curatives du Kindzmarauli lui ont gagné une reconnaissance générale. Le vin contient 10,5-12,0% d'alcool, 3-5% de sucre et 5,0-7,0% d'acidité. Il a été fabriqué depuis 1942. C’était l’un des vins préférés du Stalin. La cave viticole Kindzmarauli, ancienne cave soviétique, a été privatisée. Son vignoble possède 150 ha de vignes à Kvareli, à 150 km à l’est du Tbilissi. Kindzmarauli a reçu 3 médailles d'or, 4 médailles d'argent et 1 médaille de bronze au concours international du vin.
Mukuzani est un vin rouge sec composé de 100% Saperavi, fabriqué dans Mukuzani, en Kakhetie. Il s'agit de meilleurs vins, fermentés à température contrôlée avec des souches sélectionnées de levure. Les vins sont ensuite élevés pendant 3 ans en barriques de chêne. Le Mukuzani est considéré comme le meilleur des vins rouges sec élaborés à partir de Saperavi de la Géorgie. Il a remporté 9 médailles d'or, 2 médailles d'argent et 3 médailles de bronze dans les compétitions internationales.
Pirosmani est un vin naturellement semi-doux. Il est fabriqué à partir de Saperavi, cultivé dans les vignobles de Akhoebi du village Kardanakhi, dans la vallée de Alazani. Le vin est fermenté dans des pots en argile enfouis dans le sol, une ancienne technologie de vinification Kakhetieenne. Lorsqu'il est prêt, le vin contient 10,5-12% d'alcool, 1,5-2,5% de sucre et 5-7% d'acidité.
Saperavi est un vin très original issu à 100% de Saperavi, un cépage autochtone cultivé dans certaines régions de Kakhetie. Il a été produit depuis 1886. C'est un vin d'extraction avec un bouquet caractéristique, un goût harmonieux et une agréable astringence.
Grenat foncé, il sent et goûte la cerise confite avec son quota d’épices, une once de cannelle et une pincée de cardamome pour les principales. La fraîcheur agréable équilibre avec justesse le caractère capiteux du vin. Du point de vue technique, les raisins macèrent 2 jours en cuve inox et sont élevés 9 mois en barriques de chêne français.
Usakhelauri est un vin naturellement semi-doux, qui est supérieur à tous les autres vins de ce genre pour sa douceur et sa subtilité. Il est produit à partir de l'excellent cépage Usakhelauri, cultivé principalement dans le district Zubi-Okureshi en Géorgie occidentale. Le vin est de couleur rubis et possède une douceur harmonieuse avec une saveur de fraises sauvages. Le vin contient jusqu'à 10,5-12,0% d'alcool, 3-5% de sucre et 5-7% d'acidité. Il est fabriqué depuis 1943. Le mot "Usakhelauri" signifie "sans nom" en géorgien. Le vin est si fin qu'il est difficile de trouver un nom adéquat pour lui.
Salkhino est un vin liquoreux à base du cépage Izabella, avec un ajout de Dzvelshava, Tsolikauri et autres cépages cultivés dans le district de Mayakovski (Géorgie occidentale). Il a une couleur caractéristique de rubis ou de grenade. La teneur en alcool est de 15%, la teneur en sucre de 30%, l'acidité de 3-7 g / l. Le vin a reçu 6 médailles d'or lors des concours internationaux. Il est produit depuis 1928.
Anaga est un vin fortifié de haute qualité de type madère, fabriqué à partir de Rkatsiteli, Khikhvi et Mtsvane, cultivés dans les districts de Gurjaani, Sighnaghi et Tsitel-Tskaro. Le vin a une couleur qui varie de l'or à l'ambre et un bouquet spécifique. La teneur en alcool est de 19%, la teneur en sucre de 4 g / ml, et l'acidité de 3 - 7 g / l.
Vins effervescents (Shushkhuna Gvino)
Les vins effervescents géorgiens sont produits principalement dans deux régions : Kartli et Imereti.
On trouve en Géorgie les vins blancs effervescents Atenuri et Sakhaliso et les rouges Aisi, Sadarbazo, Terdzola et Guruli Shushxuna.
SAMEPO Sparkling Semi-dry (méthode Charmat, 11° d’alcool) est prodit par la cave Vaziani JSC, tout comme le GOLDEN Sparkling Semi-sweet est produit selon la méthode Charmat avec 6 mois de vieillissement. Sa couleur est dorée, virant au rose. Il contient 11° d’alcool. Le Bagrationi est produit par la cave Bagrationi 1882 JSC qui utilise essentiellement la méthode Charmat.
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Les régions viticoles
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Les conditions climatiques de la plaine sont très bonnes pour la viticulture, et plus on va vers l’est (donc plus on s’éloigne de la mer Noire, un peu trop chaud et trop humide), plus ces conditions s’améliorent.
Le vignoble géorgien peut être divisé en trois grandes parties vinicoles : orientale, centrale et occidentale. La Géorgie possède dix régions de production viticole : la Kakhétie, la Karthlie, la Samtzé-Djavahétie, l'Adjara, la Gurie, l'Iméréthie, le Racha-Lackhumi, le Samégrelo, le Svaneti et l'Abkhazie. Parmi eux, cinq sont les plus important :
- A l'est, entre le Caucase et l’Azerbaïdjian, la Kakhétie englobe les contreforts du Caucase et la vallée de l'Alazani. Elle est considérée comme le berceau de vin géorgien. Avec une superficie de 11 345 km², c’est l’une des plus grandes régions de la Géorgie. Son vignoble couvre une surface de 38 000 hectares. Les conditions climatiques modérées sont presque idéales pour faire du vin. Quatorze de la vingtaine des appellations spécifiques se trouvent dans cette province. La Kakhetie fournit à elle seule presque les trois quarts du raisin géorgien, d'où sont issus des vins tanniques et très aromatiques. Ici sont produits les meilleurs vins géorgiens, notamment les blancs Gourdjaani et Tsinandali, élevés en fûts de chêne pendant trois ans selon la méthode locale ou les peaux sont maintenues en contact avec le vin pendant 3 à 5 mois. A cause de l'abondance d'heures ensoleillées pendant la période de la végétation, les vins rouges ont une couleur foncée et leur concentration en alcool est élevée (autour de 14 vol. %). Dans le vignoble de Tsinandali, l'ensoleillement abondant favorise une très grande concentration du sucre dans le raisin, ce qui n'est pas nécessaire pour la production des vins secs et pour cette raison, les vignobles sont situés sur les pentes nord.
La Kakhetie contient deux micro-régions, le Telavi et le Kvareli.
- Les vins de la Karthlie (une autre région importante, située en Géorgie centrale, autour de Tbilissi), sont d'un style plus européen. Les vignobles sont situés dans les vallées à une altitude entre 550 et 750 m. Le climat est moyennement chaud, avec un été chaud et sec. Ici, les précipitations annuelles moyennes sont entre 350 et 500 mm. On y produit du vin de table, des vins de dessert et des brandys. Il faut noter également que les conditions climatiques sont très favorables pour la production de vins effervescents.
- A l'ouest, l'Iméréthie offre des crus très alcoolisés. C'est l'un des régions vinicoles les plus anciennes de la Géorgie occidentale. Les vignobles sont situés dans les vallées, à une altitude entre 200 et 800 m. Le climat est modéré et humide. Ici, on utilise essentiellement des cépages indigènes. Les principaux cépages sont Tsoulicauri, Tsitska, Krahouna et Goruli-Mtsvani pour la production de vins blancs et Otshanouri, Sapéré et Saperavi et Aladasturi pour les rouges. Des cépages tels que Tsitska et Goruli-Mtsvani, ainsi que le Pinot noir, l'Aligoté et le Chardonnay sont utilisés pour la production de vins pétillants.
- Le Racha-Letchkhumi, une région de hauts plateaux à l'ouest de la Géorgie au climat humide est réputée pour les vins Usakhelauri et Khvanchkara. Les vignobles sont situés en altitude, entre 500 et 800 m. La chaleur et la quantité des précipitations (1000 – 1200 mm/an) assurent une concentration très élevées en sucre (jusqu'à 30 %) des vins. Les vins de cette région sont parmi les vins de plus haute qualité de la Géorgie occidentale. La zone subtropicale des rives de la mer Noire produit surtout des vins doux naturels.
- Les vignobles de l’Abkhazie sont situés à une altitude entre 0 et 500 m dans la zone subtropicale humide. Ici, on produit des vins à partir des cépages Tsolicauri, Saperavi, Rkatsiteli, Tchaveri et Isabella.
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Consommation
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En dépit de la crise économique des années 1990, le vin est demeuré un produit de consommation courante. Les Géorgiens sont des amateurs de vins, rouges ou blancs, à forte teneur de sucre résiduel.
Aujourd’hui encore, le meilleur vin est celui que l'on a produit soi-même. Il provient des vendanges familiales.

La consommation individuelle de vin a chuté presque 8 fois entre 1996 et 2005.

Le marché des vins effervescents est considéré comme un marché de niche. En 2007, les ventes de vins effervescents ont augmenté en moyenne de 30 % par rapport à 2006. Les producteurs locaux représentent 99 % de la consommation géorgienne des vins effervescents. 10 % des vins effervescents produits sur place ou importés sont orientés vers le haut de gamme.
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Production
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En Géorgie, la base de données de la filière viticole n’est pas encore constituée. Pour l’instant, il n'existe ni cartographie précise, ni cadre juridique.
A côté des infrastructures démesurées et nécessitent d’importants travaux et les quelques unités modernes qui sont en train de se mettre en place, la production familiale reste considérable. Après l’indépendance de la Géorgie, en 1991, l'État a octroyé aux paysans des lopins de terre. Ils y cultivent le raisin à l'ancienne et le vinifient pour leur consommation personnelle. Dans tous les villages de la province, le cheval et la charrette demeurent, faute de tracteur, les outils de base du travail de la vigne. Également dans les villes, comme par exemple à Tbilissi, de nombreux habitants achètent chaque année leur raisin et vinifient eux-mêmes le breuvage familial.
Les producteurs
Aujourd’hui on assiste heureusement à un regain de qualité avec le développement de caves faisant un important travail de fond pour redonner au vin géorgien ses lettres de noblesse. De nombreux dirigeants d’entreprises viticoles géorgiennes expriment le souhait de posséder leur propre vignoble, mais en sont souvent dissuadés en raison du coût. L’expertise et les investissements étrangers sont recherchés.
La Cave de Telavi n’est pas un perdreau né des émancipations post soviétiques. L’entreprise existe depuis 1915 et occupe aujourd’hui une superficie de 267 ha répartis dans la région de Kakhetie.
On peut citer aussi la société Georgian Wines & Spirits, avec les marques "Tamada" et "Old Tbilisi".
La famille du vin géorgien (Georgian Wine Family) qui regroupe des usines traditionnelles et certains des meilleurs producteurs du pays tels que Shumi, Maisuradze, Kakhuri et Vinoterra semble une bonne initiative.
Les principaux producteurs de vins effervescents sont Bagrationi 1882 JSC, Vaziani JSC et Teliani Valley JSC.
Fondée en 1937, la cave Bagrationi 1882 JSC est la première spécialisée dans le processus d’élaboration de vins effervescents en Géorgie. Son nom « Bagrationi » est celui d’un prince géorgien qui a élaboré au 19ème siècle des vins effervescents dont la réputation a atteint la France en 1882.
Vaziani JSC est fondée en 1982. Ses principaux effervescents sont GOLDEN Sparkling Semi-sweet et SAMEPO Sparkling Semi-dry.

(Carte VITeff, disponible sur le site du salon)
Le groupe Pernod-Ricard produit du vin en Géorgie à travers l’entreprise GWS (Georgian Wines and Spirits). L’entreprise est l’une des premières joint ventures dans le domaine du vin et des spiritueux dans la Géorgie post-soviétique. Le groupe Pernod-Ricard participe à hauteur de 90% au capital de l’entreprise. Avec un volume de production annuel de près de 5 millions de bouteilles, le groupe est un des principaux producteurs. Il réalise l’essentiel (95%) de ses ventes à l’export.
Burkhard Schuchmann, basé en Allemande, vient d'acheter une importante quantité de vignobles dans de très bons sites.
Surface des vignobles
Le vignoble géorgien, autrefois troisième en superficie parmi les républiques soviétiques avec 150 000 hectares plantés et qui fournissaient 20% de la production soviétique, s'est vue réduite à environ 60 000 hectares.
La politique antialcoolique de Gorbatchev et les programmes de conversion vers la culture de fruits et légumes au milieu des années 1980, la guerre civile sanglante des années 90 et l’instabilité politique après la scission avec l’Union Soviétique en étaient les causes principales.
La plus grande partie des cultures est composée de cépages blancs, mais le plus bel avenir est probablement réservé au rouge Saperavi.

En 2005, la superficie des vignobles des appellations contrôlées était 4 640 ha.
Production de raisin
Géorgie se classait en 4ème position dans la production de raisin dans l'ancienne Union soviétique derrière la Russie, l'Ukraine et la Moldavie, bien que les vins de Géorgie aient toujours été les plus prisées et recherchées.


Production de vin
Sous l'occupation par l’Union soviétique, le marché du vin devient l’un des principaux revenus du pays qui produisait plus de 60 millions de litres/an. Depuis des décennies et avant l’année 2006, jusqu’à 90% de la production était commercialisée sur le marché russe. Obnubilé par le seul marché russe, il s'agissait d'abord de produire en masse et à bas prix des vins plutôt sucrés, de piètre qualité, au détriment de l’expression de la typicité des différents terroirs et où toutes les fraudes pouvaient s'épanouir sans garde-fous.
Le « cognac » géorgien, dont l’appellation est contestée par la France depuis la signature de l’Arrangement de Lisbonne, est très connu dans le Caucase.

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Exportations
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Dans le passé, la Géorgie exportait presque 90 % de son vin à son unique client, l’Union Soviétique.
Avant l’embargo imposé par la Russie, la Géorgie y exportait près de 80% de sa production, soit 365 000 hl par an. L´exportation vers les pays en outre des anciennes républiques soviétiques, la France, l´Allemagne, les Etats Unis ou le Japon, étaient des destinations négligeables. En 2005, 74 % de l'exportation du vin géorgien ont été destiné à la Russie, 10 % à l'Ukraine et les 16 % du reste, aux pays de la CEI.
En 2005, les vins moldaves et géorgiens occupaient 60 % des importations russes. Mais, si les vins moldaves ont occupé 50 % du marché russe des vins de bas prix (60 – 80 roubles la bouteille de 0,7 L) avant l'embargo, les vins géorgiens tenaient 80 % des vins de gamme moyenne des prix (150 – 200 roubles). Les vins géorgiens ont toujours été des vins chers en Russie, avec une fourchette de prix entre 250 et 400 roubles la bouteille. Pour l'essentiel, la Géorgie livrait en Russie des vins doux ou demi-secs.
Selon les sources géorgiennes, la production vinicole géorgienne a été exportée à 87% vers la Russie en 2005. La Géorgie a exporté pour la Russie 52,3 mln bouteilles pour une valeur de 68,6 mln USD en 2005. Entre 2001 et 2005 (la dernière année avant l'embargo), les exportations des vins pour la Russie ont augmenté de 25,5 %.

La levée de l’embargo sur les vins moldaves a déjà commencé. Par contre, les vins géorgiens sont toujours privés d’exportation en Russie, à l'exception des ceux provenant d'Abkhazie où 11 producteurs ont reçu une autorisation de la part de Rospotrebnadzor. Le volume des vins abkhazes, par ailleurs plus chers que les autres vins géorgiens, qui peuvent être écoulés sur le marché russe n'est pas très grand. Selon les experts russes, avant l'interdiction les vins géorgiens occupaient 10 % du marché. En même temps, le volume des vins abkhazes ne pourra pas dépasser 50 mln L par an, ce qui correspondra à 5 – 7 % du marché russe au maximum.
Le créneau occupé auparavant par les vins géorgiens est déjà occupé par d'autres pays producteurs. Les Géorgiens ne sont pas très optimistes quant au retour de leurs vins sur le marché russe et considèrent qu'il faut désormais l'oublier et s'orienter vers les marchés de l'Europe, l'Asie et les Etats Unis.
Cependant, en premier lieu elle cherche à augmenter sa présence sur les marchés traditionnels, en Ukraine et les pays baltes. Dans ce but, le gouvernement géorgien a financé une campagne publicitaire en Ukraine. Mais par crainte d'être inondés par le vin géorgien (et moldave), les producteurs locaux ont riposté par sa propre campagne publicitaire. De toute façon, la concurrence sur le segment du marché visé par les vins géorgiens est très grande : les vins géorgiens se vendent à un prix dépassant 30 grivens et arrivant jusqu'à 60 – 70 grivens, où ils entrent en concurrence avec les vins du Chili et de la France. Mais, comme selon les études du marché ukrainien, le prix est le critère principal pour 70 % des acheteurs, la majorité des consommateurs (77 %) préfèrent les vins ukrainiens qui sont moins chers.
En 2005, la Géorgie a exporté 2,9 mln bouteilles pour l'Ukraine pour une valeur de 7,2 mln USD. Au total, elle a exporté 2 760 000 L pour ce pays, ce qui correspond 21 % de l'importation totale de vin en Ukraine.
Les exportations totales de vin géorgien ont rapporté plus de 80 millions de dollars en 2005. Le pays a exporté 65 mln litres en 2005, ce qui est avec 25 mln L de plus qu'en 2004. Avec l'augmentation de la demande russe, la Géorgie avait retrouvé un niveau d'exportation aussi élevé qu'avant la chute du mur de Berlin.

La Géorgie a exporté 24 539 794 L de vin pour une valeur de 41 050 600 USD en 2006.
En 2007, la Géorgie a exporté 14 897 250 L de vin, ce qui correspond à une valeur de 29 197 385 USD.
Les principaux débouchés des vins géorgiens en 2007 étaient l’Ukraine, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, les Etats-Unis, la Lettonie et la Biélorussie.


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Importer du vin en Georgie
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En 2007, la Géorgie a importé 427 562 L de vin pour une valeur de 2 087 216 USD.
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Les sociétés françaises sont présentes dans le créneau de la bière et du vin, Pernod Ricard étant le premier exportateur géorgien de vin.


Le Commerce et la Distribution du vin en Géorgie
De nombreuses petites boutiques (doukani), proposant un large choix de vins du pays en bouteilles avec étiquettes obéissant aux normes européennes, se soient multipliées au fil des années à Tbilissi. Il faut avouer que leur prix reste prohibitif (environ 30 lari, soit 15 euros) pour le niveau de vie moyen en Géorgie.
Wine World et l'un des meilleurs cavistes de la capitale.
Salons

Le plus grand salon professionnel du secteur des vins et spiritueux de Caucase se tient au Parc des Expositions de la ville de Tbilissi en Géorgie chaque année.
Edition : du 05 au 07 juin 2008 à Tbilissi (Géorgie). La prochaine édition aura lieu en juin 2009.


Sources
Nos chiffres sont issus d'organismes comme la PNUD, l'OIV, Département des statistiques géorgien, BERD, Ministère de l’Agriculture Géorgien, les Douanes russe, Winexpo Georgia, FIDA, FAO, Wine and Spirits Intelligence Services, la mission économique de l'ambassade de France, Comtrade.. Ces chiffres ont été harmonisés par Tentchev Consulting (Contact : Vesselin TENTCHEV, www.tentchevconsulting.com)
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