L'annulation du classement des grands crus de Saint-Emilion 2006 par le tribunal administratif de Bordeaux le 1er juillet dernier a causé beaucoup d'émotion à Bordeaux, mais il a également creusé un vide juridique en matière d'étiquetage. Dans le cadre de l'examen du projet de Loi Modernisation de l'Economie (LME), le Sénat a approuvé l'amendement du secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, destiné à combler ce vide. Cet amendement "autorise les exploitations ayant bénéficié du classement en vigueur de 1996 à 2006 à continuer à s'en prévaloir jusqu'à l'intervention d'un nouveau classement", et s'applique aux millésimes 2006 à 2009.
Dans le même temps, le Sénat a rejeté les amendements visant à inclure Internet dans la liste des médias autorisés à promouvoir la consommation de boissons alcoolisées. Il n'y aura donc pas d'exception Internet au régime de la Loi Evin.